Chaque début d’année s’accompagne de son lot de résolutions : manger mieux, perdre du poids, faire plus de sport, arrêter le sucre… Des intentions louables, mais qui, bien souvent, s’essoufflent dès le mois de février. En tant que diététicienne, j’observe chaque année le même phénomène : des objectifs trop ambitieux, trop rapides, trop éloignés de la vraie vie.
Et si, cette année, on faisait autrement ?
Le piège des grandes résolutions
Vouloir tout changer d’un coup est rarement une stratégie gagnante. Passer d’une alimentation désorganisée à des menus parfaitement équilibrés, faits maison, sans aucun écart, demande une énergie énorme… difficilement tenable sur la durée.
Résultat :
- frustration,
- culpabilité au moindre « faux pas »,
- abandon total après quelques semaines.
Le problème n’est pas le manque de motivation, mais le niveau d’exigence que l’on s’impose.
La vraie clé : des changements petits, mais constants
Les habitudes alimentaires se construisent dans le temps. Ce sont les petits ajustements répétés qui finissent par avoir un impact réel sur la santé, le poids et le bien-être.
Plutôt qu’une révolution brutale en janvier, je vous invite à penser en termes de progression douce, adaptée à votre quotidien.
Quelques exemples :
- Ajouter un fruit ou un légume de plus par jour, sans chercher la perfection.
- Commencer par un repas équilibré par jour, pas forcément tous.
- Remplacer progressivement certaines boissons sucrées par de l’eau ou des infusions.
- Prendre le temps de manger en pleine conscience au moins une fois par jour.
Ces actions peuvent sembler modestes, mais maintenues sur plusieurs mois, elles font une vraie différence.
Penser « long terme » plutôt que « nouvelle année »
Une bonne résolution n’est pas censée durer 15 jours. L’objectif n’est pas d’être irréprochable en janvier, mais de construire des habitudes que vous pourrez garder toute l’année, et même au-delà.
Posez-vous les bonnes questions :
- Est-ce réaliste pour moi, avec mon rythme de vie ?
- Est-ce que je pourrais encore faire ça dans 6 mois ?
- Est-ce que cela me fait du bien, physiquement et mentalement ?
Si la réponse est non, l’objectif est probablement trop élevé… et mérite d’être ajusté!
